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lundi 8 janvier 2007

Le paradis (fiscal) des uns c'est l'enfer des autres !

Une année qui commence fort !

C'est sûr : l'argent ne fait pas le bonheur, mais il fait bien le malheur de ceux qui n'en n'ont pas ! Pour les impôts c'est pareil, ils ne font pas le bonheur de ceux qui en payent, mais certains rêveraient d'avoir les moyens de (se) les payer..

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Alain Juppé, un choquant retour

L'équipe municipale UMP de Bordeaux a démissionné en bloc, pour faire place à Alain Juppé, de retour après son exil forcé au Canada. Par cette action, la droite locale se discrédite et va investir un homme qui a été condamné dans l'affaire des emplois fictifs du RPR à un an d'inéligibilité alors que la loi de 1995 en prévoyait dix. C'était déjà là une peine bien légère comparée à d'autres. On pense à cette salariée licenciée d'une collectivité pour avoir volé de la nourriture dans une cuisine municipale afin de nourrir ses enfants, ou à ce jeune homme condamné à trois ans de prison pour un vol à l'arraché.

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Vers la fin du Berlusconisme ?

De la difficulté de mettre fin à un système…

Pour tirer quelques enseignements des résultats des élections italiennes, je dirai simplement trois choses ;- d’abord il est très difficile de mettre à terre un système bâti sur un clientélisme et une corruption institutionnalisés. Plus on le laisse gangrener la société, plus il en prend possession. Nous l’avons remarqué à Paris après les années Chirac-Tibéri, je l’ai constaté en Polynésie où Gaston Flosse a été battu à la suite d’une mobilisation exceptionnelle mais d'une courte tête seulement, etc.- la seconde leçon a tirer est que l’opposition Italienne ne résiste pas à la critique que l’on peut faire en général aux opposants des régimes autoritaires et ou corrompus ces dernières années. Lorsqu'une opposition fait montre d’une relative complaisance par sa passivité face à la corruption ou d’une combativité insuffisante elle risque le discrédit. Pour l'Italie, elle bénéficie de peu d'une réhabilitation tardive à la faveur d'une élection au prix d'efforts exceptionnels.

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Quand précarité rime avec corruption..

Le Gouvernement ne cesse de démanteler le code du travail et brise l'équilibre fragile du contrat social par une politique clientéliste. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, faut-il bien les lire. La rentabilité financière n’a jamais été aussi élevée, la précarité non plus. Et, tandis que les salaires des patrons du CAC 40 s’envolent littéralement, l’on s’acharne à faire exploser le code du travail en mille morceaux. Tout est bon pour créer de nouveaux dispositifs spéciaux par dérogation au droit commun du travail. A force de dérogations, l’exception devient la règle. Elargissant les possibilités de licencier des salariés au nom d’une soit-disant nécessaire flexibilité, le Gouvernement vient donc d’annoncer un « contrat première embauche » pour la jeunesse. Valable dans toutes les entreprises pour les jeunes de moins de 26 ans, la mesure est socialement injuste, fiscalement coûteuse, et économiquement peu efficace. Et ceci pour trois raisons :

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