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  <title>Le blog de la rénovation, maintenant</title>
  <description><![CDATA[Le blog officiel de "Rénover, maintenant", le courant politique dirigé par Arnaud Montebourg]]></description>
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<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2008/05/18/135-vers-le-nouveau-parti-de-toute-la-gauche">
  <title>Vers le nouveau Parti de toute la Gauche</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2008/05/18/135-vers-le-nouveau-parti-de-toute-la-gauche</link>
  <dc:date>2008-05-18T21:22:12+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>webmaster RM</dc:creator>
  <dc:subject>Congrès du PS 2008</dc:subject>
  <description>Depuis 1962, chaque élection présidentielle est un échec pour le Parti socialiste. Battu sept fois sur neuf, il ne doit qu'à François Mitterrand d'avoir emporté une élection qui semble avoir été conçue pour lui échapper. Il n'y a là aucun hasard, bien au contraire. Tel qu'il est organisé, notre parti est incompatible avec la logique de l'élection présidentielle. La personnalisation de l'enjeu et la pipolisation envahissante du débat sont d'autant plus éloignées des traditions de notre parti que celui-ci, parlementaire de culture, s'est construit contre la logique présidentielle de la Ve République.


Dans son organisation, il a essayé, tant bien que mal, d'en refuser les contraintes. Il prétend choisir son candidat à l'élection présidentielle librement et sans pression de l'opinion, élaborer en lui-même un projet et négocier des alliances avec les partis alliés du moment, transposant dans la République d'aujourd'hui la culture des partis politiques souverains issue de la IIIème République parlementaire. Son code génétique en découle : représentation proportionnelle en interne de courants plus soucieux de se disputer des parts de marché idéologiques que de fédérer autour d'un projet commun, ce qui rappelle les modes de cohabitation des sept sensibilités socialistes qui, en 1905, constituèrent la Ire SFIO ; unité qui ne s'exprime que dans l'opposition au pouvoir (et encore !), défiance à l'égard du candidat investi, tenu à l'observation stricte de la ligne du parti. Avec de tels fers aux pieds, le plus agile des candidats présidentiels est condamné d'avance : impossible unité, conflits programmatiques et organisationnels récurrents entre le candidat et le parti, difficulté à assumer collectivement un projet décomplexé de gouvernement.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 1962, chaque élection présidentielle est un échec pour le Parti socialiste. Battu sept fois sur neuf, il ne doit qu'à François Mitterrand d'avoir emporté une élection qui semble avoir été conçue pour lui échapper. Il n'y a là aucun hasard, bien au contraire. Tel qu'il est organisé, notre parti est incompatible avec la logique de l'élection présidentielle. La personnalisation de l'enjeu et la pipolisation envahissante du débat sont d'autant plus éloignées des traditions de notre parti que celui-ci, parlementaire de culture, s'est construit contre la logique présidentielle de la Ve République.</p>


<p>Dans son organisation, il a essayé, tant bien que mal, d'en refuser les contraintes. Il prétend choisir son candidat à l'élection présidentielle librement et sans pression de l'opinion, élaborer en lui-même un projet et négocier des alliances avec les partis alliés du moment, transposant dans la République d'aujourd'hui la culture des partis politiques souverains issue de la IIIème République parlementaire. Son code génétique en découle&nbsp;: représentation proportionnelle en interne de courants plus soucieux de se disputer des parts de marché idéologiques que de fédérer autour d'un projet commun, ce qui rappelle les modes de cohabitation des sept sensibilités socialistes qui, en 1905, constituèrent la Ire SFIO&nbsp;; unité qui ne s'exprime que dans l'opposition au pouvoir (et encore !), défiance à l'égard du candidat investi, tenu à l'observation stricte de la ligne du parti. Avec de tels fers aux pieds, le plus agile des candidats présidentiels est condamné d'avance&nbsp;: impossible unité, conflits programmatiques et organisationnels récurrents entre le candidat et le parti, difficulté à assumer collectivement un projet décomplexé de gouvernement.</p> <p>A organisation inchangée, cette fatalité de l'échec produit de la contradiction entre logique présidentielle et tradition parlementaire est inéluctable. Elle condamne par avance ceux ou celles d'entre nous qui souhaitent être candidats à l'élection, leur investiture par le parti découlant de stratégies impossibles. Soit ils décident de s'engager tête baissée dans les délices des luttes internes, contribuant à fractionner un peu plus un parti qui n'en a pas besoin.
Maximisant leurs différences avec leurs rivaux potentiels, au prix d'inconfortables contorsions, ou préférant émasculer le projet de réforme qu'ils peuvent incarner pour se revendiquer de la fidélité aux dogmes, ils sont assurés de perdre deux fois&nbsp;: en audience dans le parti puisqu'ils se sont singularisés, et en crédit dans l'opinion publique du fait de leur préférence pour les «&nbsp;private joutes ». Soit, au contraire, ils émergent en délaissant les luttes de congrès pour prendre appui sur l'opinion publique et faciliter ainsi leur investiture. Mais, sitôt désigné, le candidat sera victime des mêmes causes&nbsp;: Soit il acceptera d'être sous contrôle du parti, se reniera donc... et perdra. Soit il s'y refusera... et perdra aussi.</p>


<p>Voila pourquoi s'en tenir à la simple rénovation du Parti socialiste, pourtant revendiquée à l'unisson, c'est consolider la machine à perdre. Car la seule rénovation de la plateforme programmatique, la redéfinition d'une ligne politique claire, la génuflexion devant les «&nbsp;réalités du marché », de la mondialisation et de l'individualisation seront vaines tant que n'aura pas été tranchée la question de l'adaptation même du Parti socialiste à la Ve République présidentielle. Autant que d'un déficit idéologique, le PS souffre d'un travers ontologique qui le rend inapte à agir dans un système politique fondé sur le présidentialisme.</p>


<p>Pour avoir une chance de remporter une élection présidentielle, le Parti socialiste devra donc repenser son rôle et adapter son fonctionnement à cette réalité.</p>


<p><strong>Quelle stratégie pour le changement ?</strong></p>


<p>Dans les débats préparatoires au congrès, le parti semble hésiter entre deux voies.
Certains proposent que le parti se soumette entièrement à la logique présidentielle et qu'il se réorganise pour faciliter l'émergence puis le travail du chef élu. La vie entière du parti serait donc repensée autour de ce seul objectif&nbsp;: le chef du parti serait nécessairement le futur candidat à l'élection présidentielle (désignation du 1er Secrétaire... ou du Président du parti et investiture présidentielle étant un seul et même vote)&nbsp;; le mode de scrutin majoritaire en interne remplacerait l'actuelle proportionnelle afin de donner au 1er Secrétaire/Président les moyens de diriger comme il l'entend le parti.
Nous ne partageons pas cette vision. Contraire à la tradition de débats qui est celle du parti, elle conduit à recopier les dysfonctionnements d'une Vème République ultra autoritaire et à les appliquer à notre propre fonctionnement, sacrifiant au passage au culte du chef que nous dénonçons en tout point. Ce faisant, le Parti socialiste serait privé de toute perspective stratégique d'élargissement crédible&nbsp;: l'intégration de militants et d'identités nouvelles (écologistes, gauche sociale...) serait rendue impossible dans les faits par la mise en place du soutien majoritaire qui bloquerait nécessairement tout apport idéologique nouveau.</p>


<p>L'autre voie, celle que nous proposons, vise à bâtir un nouveau Parti Socialiste qui, tout en intégrant pleinement la logique de l'élection présidentielle, refuse d'y soumettre nos fonctionnements internes.</p>


<p>Elle fait le pari que la force des débats qui s'engagent dans la société, au moment de l'élection présidentielle, est un point d'appui essentiel pour donner un souffle nouveau à nos idéaux et repenser notre parti. Pour cela, nous entendons confier à des élections primaires à la française qu'il faut inventer, c'est-à-dire rassemblant largement tous les électeurs de gauche et écologistes qui voudront participer à cette désignation (moyennant cotisation modeste), la désignation du candidat à l'élection présidentielle. Organisée 12 mois avant l'élection, cette désignation «&nbsp;populaire », outre la dynamique qu'elle créera, libèrera le Parti socialiste des combats sclérosants de l'investiture. N'ayant plus à investir lui-même le candidat, le Parti socialiste pourra consacrer toute son énergie à la rénovation afin de devenir le fer de lance idéologique, programmatique et idéologique du futur candidat. Pour cela, il devra se doter d'outils pour s'ancrer davantage dans la société à partir d'une force militante renouvelée (organisation de ses relais dans le monde économique et les services publics&nbsp;; réappropriation de la coordination directe de ses élus locaux&nbsp;; développement des liens avec les acteurs associatifs)&nbsp;; travailler à penser les évolutions de la société à moyen terme en créant un outil de réflexion ambitieux&nbsp;; développer des services pour sa base sociale (assurances, mutuelles), voire aider à la constitution d'outils financiers d'investissements sociaux lui permettant de prendre des participations financières minoritaires pour contribuer à des objectifs précis (émergence de nouvelles formes économiques, pluralisme dans les médias). À côté de ces missions nouvelles, il continuera bien sûr à définir les orientations et à investir les candidats pour les élections locales et législatives. Reprécisant aussi en profondeur son rôle et ses moyens d'actions, le Parti Socialiste pourra engager un renouveau militant et devenir durablement le pôle qui tirera l'ensemble de la gauche vers les succès, s'élargir progressivement pour devenir le parti de toute la gauche et rester ainsi la pépinière d'où émergera le futur candidat.</p>


<p>Dans tous les cas, ce travail à engager dépasse de beaucoup la rénovation et s'apparente beaucoup plus à une refondation. C'est l'utilité même du Parti socialiste, dans sa forme actuelle, que la succession des échecs présidentiels oblige à affronter. Une formation politique créée il y a plus d'un siècle, forte d'une histoire riche, de milliers d'élus locaux et pivot indispensable d'une alternance politique, n'a pas à craindre d'être sans objet. Mais, par manque de courage de se transformer, ou en réduisant le changement à la seule émergence d'un chef, elle encourt le risque d'être durablement réduite à analyser les causes de ses défaites électorales nationales successives.</p>


<p>Pour rompre avec ce cycle de l'échec et incarner l'esprit de réforme dans la société nous voulons d'abord nous l'appliquer à nous-mêmes. C'est pourquoi, nous voulons dès à présent bâtir le nouveau Parti socialiste pleinement adapté aux institutions de son temps.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2008/05/18/134-rebatir-un-socle-ideologique">
  <title>Rebâtir un socle idéologique</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2008/05/18/134-rebatir-un-socle-ideologique</link>
  <dc:date>2008-05-18T21:20:34+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>webmaster RM</dc:creator>
  <dc:subject>Congrès du PS 2008</dc:subject>
  <description>La dernière élection présidentielle fut, pour le Parti Socialiste, beaucoup plus qu'une défaite électorale. Elle fut, d'abord et avant tout, une défaite idéologique : Tout au long de la campagne, le candidat de droite multiplia les emprunts au socle idéologique traditionnel de la gauche et prétendit incarner la réforme quand nous en garantirions au mieux la conservation (valeur du travail, pouvoir d'achat, recherche et universités, réforme de l'Etat, Europe). A cette première déstabilisation s'ajouta nos propres incertitudes, sous l'effet conjoint d'un projet qui n'était qu'additions peu crédibles de promesses sans choix et des coups de butoirs donnés par notre candidate à un rafistolage idéologique effectué trop vite et trop superficiellement après 2002 (la carte scolaire, les 35 heures...). Comme si cela ne suffisait pas, il y eu deux pertes de crédibilité supplémentaires après l'élection : Quand notre candidate déclara qu'elle ne croyait pas elle-même au projet qu'elle défendait dans la campagne. Puis, la mode récente, qui vise à démolir tel ou tel part de notre identité quand on veut se faire un nom. Inutile donc d'insister sur notre actuel désarroi idéologique.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>La dernière élection présidentielle fut, pour le Parti Socialiste, beaucoup plus qu'une défaite électorale. Elle fut, d'abord et avant tout, une défaite idéologique&nbsp;: Tout au long de la campagne, le candidat de droite multiplia les emprunts au socle idéologique traditionnel de la gauche et prétendit incarner la réforme quand nous en garantirions au mieux la conservation (valeur du travail, pouvoir d'achat, recherche et universités, réforme de l'Etat, Europe). A cette première déstabilisation s'ajouta nos propres incertitudes, sous l'effet conjoint d'un projet qui n'était qu'additions peu crédibles de promesses sans choix et des coups de butoirs donnés par notre candidate à un rafistolage idéologique effectué trop vite et trop superficiellement après 2002 (la carte scolaire, les 35 heures...). Comme si cela ne suffisait pas, il y eu deux pertes de crédibilité supplémentaires après l'élection&nbsp;: Quand notre candidate déclara qu'elle ne croyait pas elle-même au projet qu'elle défendait dans la campagne. Puis, la mode récente, qui vise à démolir tel ou tel part de notre identité quand on veut se faire un nom. Inutile donc d'insister sur notre actuel désarroi idéologique.</p> <p>Face à cette situation, notre congrès, doit avoir pour premier objectif de poser les bases d'un nouveau socle idéologique pour la gauche. Celui-ci ne peut se résumer à la reconnaissance du marché au moment où la crise financière internationale démontre ses limites et où ceux qui, il y a peu, exigeaient la plus grande libéralisation possible, réclament aujourd'hui avec autant de force l'introduction de l'Etat pour limiter la casse. Il ne peut pas plus se résigner au capitalisme total dont les habituels thuriféraires reconnaissent aujourd'hui qu'il «&nbsp;marche sur la tête ». Il devra donc donner un contenu concret à la perspective d'une économie sociale et écologique de marché dont nous avons fait notre horizon dans notre nouvelle déclaration de principe.</p>


<p><strong>Cette nécessité implique plusieurs pistes de travail :</strong></p>


<p>1) <strong>Réaliser l'intégration entière des préoccupations écologiques</strong> à notre programme et penser, dès à présent, les contours d'une société sans pétrole à moyen terme.</p>


<p>2) <strong>Définir notre périmètre de la réforme</strong>, c'est-à-dire les axes sur lesquels les socialistes doivent retrouver le flambeau de la réforme <strong>pour permettre l'émergence d'un nouveau modèle social</strong>, compatible avec l'écologie et la réalité des finances publiques.
Parmi ceux-ci figurent&nbsp;:
- le travail, sa valorisation, sa rémunération, le juste retour des efforts entrepris (intéressement, participation), sa qualité
- la protection sociale
- l'efficacité de la machine publique
- l'éducation partout
- les moyens de la cohésion territoriale</p>


<p>3) <strong>Proposer une nouvelle lecture de la Mondialisation</strong>&nbsp;: L'émergence de nouvelles puissances industrielles et de plus en plus financières, les difficultés du multi-libéralisme, les nouvelles tentations protectionnistes aux Etats-Unis et l'explosion des coûts logistiques, impliquent de réinterroger les coûts de la libéralisation des échanges mondiaux, les stratégies de localisation et de relocalisation des firmes et de sortir du tout ou rien (acceptation / dénonciation) dans laquelle nous sommes depuis longtemps vis-à-vis de la mondialisation. Les socialistes doivent s'occuper à la fois des perdants et des gagnants de la mondialisation. Pleinement européens pour les politiques qui doivent renforcer les régulations du commerce mondial et renforcer les structures de notre offre industrielle, nous devrons définir le cadre financier et institutionnel qui musclera notre appareil de PME/PMI, développera toutes les coopérations industrie recherche et encouragera la création d'entreprises innovantes. Dans cette compétition mondialisée qui risque de durer, la puissance de l'appareil éducatif primaire - universitaire et la force de notre recherche publique sont des avantages comparatifs qu'il faut consolider.
Notre analyse de la mondialisation doit aussi intégrer la nécessité de puissantes politiques correctrices des aberrations de la mondialisation libérale (pauvreté, pandémies, conflits et guerres pour les ressources naturelles et l'énergie) et dessiner ce que pourrait être, par opposition, une «&nbsp;mondialité » qui promeuve les idéaux de gauche.</p>


<p>Intégration entière des préoccupations écologiques, plateforme réformatrice véritable, nouvelle approche de la mondialisation&nbsp;: Si notre congrès doit traiter de ces questions il ne saurait, en quelques mois, prétendre que nous disposerons dès à présent des réponses complètes et définitives. Bien au contraire, à partir d'éléments de cadrage idéologique, nous devrons avoir pour volonté de dessiner un programme de travail de 24 mois pour le parti, afin d'élaborer nos positions pour le débat avec la société, par un véritable effort de réflexion et en analysant sérieusement les plateformes des autres partis de la sociale démocratie européenne.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2008/01/08/133-le-president-sarkozy-peut-il-tout-se-permettre">
  <title>Le Président Sarkozy peut-il tout se permettre ?</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2008/01/08/133-le-president-sarkozy-peut-il-tout-se-permettre</link>
  <dc:date>2008-01-08T13:15:48+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Christophe Lantoine</dc:creator>
  <dc:subject>S'opposer positivement mais résolument</dc:subject>
  <description>Peu avant les fêtes de fin d’année, Nicolas Sarkozy s’est rendu au Vatican. La médiatisation et la peopleisation voulue et assumée par le Président a permis aux journalistes présents de développer nombre de réactions plus fumeuses les unes que les autres sur la présence ou l’absence de Carla Bruni ainsi que la composition de la délégation française reçue par les autorités vaticanes.


L’important n’était pourtant pas là, les photos sur papier glacé ont éclipsé le discours et les actes de Nicolas Sarkozy à Saint Jean de Latran. Il s’est exprimé en fervent catholique, défenseur d’une sensibilité catholique traditionaliste en laissant penser que le peuple de France partageait son point de vue.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Peu avant les fêtes de fin d’année, Nicolas Sarkozy s’est rendu au Vatican. La médiatisation et la peopleisation voulue et assumée par le Président a permis aux journalistes présents de développer nombre de réactions plus fumeuses les unes que les autres sur la présence ou l’absence de Carla Bruni ainsi que la composition de la délégation française reçue par les autorités vaticanes.</p>


<p>L’important n’était pourtant pas là, les photos sur papier glacé ont éclipsé le discours et les actes de Nicolas Sarkozy à Saint Jean de Latran. Il s’est exprimé en fervent catholique, défenseur d’une sensibilité catholique traditionaliste en laissant penser que le peuple de France partageait son point de vue.</p> <p>Lorsqu’il était ministre de l’intérieur, il avait été auditionné par la commission Stasi. Celle-ci avait engagé un travail intéressant sur le concept français de la laïcité. Le ministre de l’intérieur n’avait pas de mots assez justes pour défendre ce concept. Il n’était nullement question de remettre en cause les textes de 1905.</p>


<p>«&nbsp;Les textes existent. Je pense à l’article 10 de la Constitution, aux articles 9 et 10 sur la liberté de pensée, de conscience et de religion de la déclaration européenne des droits de l’homme et naturellement à la loi du 9 décembre 1905. Ces textes sont excellents. Ils ont permis à notre pays de vivre dans la sérénité depuis un siècle. (…)Je suis attaché aux principes posés par ces textes. Faisons-les respecter au lieu de les affaiblir. Plutôt que de légiférer à nouveau, il faut donner une lecture claire de ces textes.(…)Depuis quelques années, peut-être parce que nous développons un sentiment de culpabilité, nous ne savons plus justifier les devoirs qu’ont les religions vis-à-vis du principe de laïcité. Il faut rétablir l’équilibre et réaffirmer que c’est l’Etat, la République, la Constitution qui définissent la portée de la conviction commune qu’est la laïcité.(…)L’école est un lieu déterminant pour l’avenir de la société. Son but principal est la transmission des connaissances académiques essentielles. Mais elle est aussi le lieu d’apprentissage de la mixité, de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la vie sociale, du respect de l’autre. »</p>


<p>Le discours à Saint Jean de Latran est bien différent. Touché par la grâce présidentielle, il oublie le patrimoine indivis des grands partis de gouvernement républicains qui avaient fait rentrer la laïcité dans le pacte social de la République. Les mots et les phrases prononcés sont sans ambiguïté. Ainsi sur le corps enseignant il prononce des propos scandaleux&nbsp;: «&nbsp;dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance».</p>


<p>L’ensemble de son discours fait appel à la foi chrétienne comme guide de son action et de sa pensée. Ainsi, il partage une vocation avec les prêtres «sachez que nous avons au moins une chose en commun, c’est la vocation. On n’est pas prêtre à moitié on l’est dans toutes les dimensions de sa vie, croyez bien qu’on n’est pas Président de la République à moitié, je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même, je sais ce que j’ai fait pour réaliser  la mienne».</p>



<p>Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy n’a pas parlé du fait religieux. Il savait que son discours le priverait d’une partie importante de l’électorat qui croit en la laïcité à la française. Cet électorat qui trouvait juste que le Général de Gaulle n’ait jamais fait un signe de croix en public, bien que fervent croyant, parce qu’il était le gardien de la République.</p>


<p>Le discours de Nicolas Sarkozy n’est pas complètement nouveau, peu de voix s’étaient élevées pour dénoncer la réception de Tom Cruise, représentant de l’église de scientologie, par le ministre des finances dans les bâtiments du ministère.</p>


<p>Encore moins de voix dénoncèrent récemment son discours à l’ONU lorsqu’il disait&nbsp;:</p>

<pre></pre>

<p>"Je veux dire au nom de la France, qu’il n’y aura pas de paix dans le monde sans le respect de la diversité, sans le respect des identités nationales, sans le respect - j’ose le mot - des religions et des croyances&nbsp;; sans le respect des cultures&nbsp;; l’attachement à sa foi&nbsp;; à son identité&nbsp;; à sa langue&nbsp;; à sa culture&nbsp;; à une façon de vivre, de penser, de croire."</p>


<p>Enfin, comment ne pas réinterpréter le discours des vœux dans lequel il appelle à une «&nbsp;politique de civilisation ». «&nbsp;celle d’une politique qui touche davantage encore à l’essentiel, à notre façon d’être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c’est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation ».</p>


<p>Demain Nicolas Sarkozy, fidèle à sa politique du grand écart, nous citera abondamment Emile Combes, Anatole France ou Ferdinand Buisson. Il nous citera tous ces hommes qui ont défini le caractère laïc de la République Française du XXème siècle et qui ont voulu marquer la victoire de la Raison sur l’Eglise.</p>


<p>«&nbsp;Sera dupe qui voudra, sera complice qui voudra… »  Jaurès 1905</p>


<p>Christophe Lantoine
Secrétaire général Rénover Maintenant</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/12/16/132-appel-pour-que-le-ps-se-mette-au-travail">
  <title>Appel pour que le PS se mette au travail</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/12/16/132-appel-pour-que-le-ps-se-mette-au-travail</link>
  <dc:date>2007-12-16T12:54:14+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Éric Loiselet</dc:creator>
  <dc:subject>Congrès du PS 2008</dc:subject>
  <description>"Le PS est-il mort ? " Le Parisien
"Le PS est inaudible." Le Monde
"Le PS est en état de mort cérébrale." Marianne
"Solférino, morne plaine" Libération
"Jamais le PS n’a été aussi mou et fragile." Le Nouvel Observateur


Bien sûr, parfois, "les médias exagèrent". Bien sûr, "certains roulent pour Sarkozy ou pour Bayrou"...
Mais, qui d’entre nous, en campagne pour les municipales ou les cantonales, ne ressent pas le malaise ?
Qui peut sérieusement contester qu’il y a un problème de fond ?


Le PS est-il mort ? La gauche est-elle définitivement hors du coup ? NON ! Evidemment NON !
Jamais les parlementaires, les élus locaux, les militants, les universitaires ou les associations n’ont fourni autant d’analyses et de propositions. Si nous nous mettions au travail, en quelques mois, nous pourrions construire une vraie alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.
Alors, qu’attendons-nous ?</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>"Le PS est-il mort&nbsp;? " Le Parisien
"Le PS est inaudible." Le Monde
"Le PS est en état de mort cérébrale." Marianne
"Solférino, morne plaine" Libération
"Jamais le PS n’a été aussi mou et fragile." Le Nouvel Observateur</p>


<p>Bien sûr, parfois, "les médias exagèrent". Bien sûr, "certains roulent pour Sarkozy ou pour Bayrou"...
Mais, qui d’entre nous, en campagne pour les municipales ou les cantonales, ne ressent pas le malaise&nbsp;?
Qui peut sérieusement contester qu’il y a un problème de fond&nbsp;?</p>


<p>Le PS est-il mort&nbsp;? La gauche est-elle définitivement hors du coup&nbsp;? NON&nbsp;! Evidemment NON&nbsp;!
Jamais les parlementaires, les élus locaux, les militants, les universitaires ou les associations n’ont fourni autant d’analyses et de propositions. Si nous nous mettions au travail, en quelques mois, nous pourrions construire une vraie alternative à la politique de Nicolas Sarkozy.
Alors, qu’attendons-nous&nbsp;?</p> <p>Qu’attendons-nous pour réagir&nbsp;?</p>


<p>Si nous ne réagissons pas très vite, l’année 2008 risque d’être une nouvelle année noire&nbsp;: en février, le PS va se diviser sur le mini-traité européen. Un mois avant les municipales&nbsp;! Puis, en mai, pour les 40 ans de mai 68, Sarkozy fera tout pour que la gauche se divise entre "partisans de l’ordre juste" et "partisans de mai 68"… Sarkozy et Bayrou espèrent aussi que notre Congrès sera un nouveau Congrès de Rennes et que le PS étalera longuement ses divisions&nbsp;!</p>


<p>Nous, nous voulons au contraire que 2008 soit une année de renaissance. Une année de reconstruction intellectuelle et politique. Tel est le sens de l’Appel que nous venons de rendre public (Cf Libération et Marianne du 1er décembre).</p>


<p>Issus de toutes les tendances du parti, nous demandons l’établissement d’un calendrier précis de Conventions thématiques pour remettre le parti au travail. Mais, vu la situation, nous demandons aussi que le parti envoie très vite un signal de changement. Un signal fort et clair. Avant les municipales&nbsp;! <strong>Nous demandons que 2 Conventions extraordinaires soient organisées sans tarder sur l’Europe et sur les questions sociales</strong>&nbsp;:</p>


<p>1 &gt; En février, au lieu d’étaler nos divisions sur le mini-traité, nous demandons que le PS invite à Paris les socialistes et les forces de progrès des 27 états membres, pendant une semaine, pour réfléchir sereinement et très concrètement au meilleur moyen d’aller plus loin, plus vite, en matière d’Europe sociale et d’Europe démocratique. Plus de 400 personnalités issues de 9 pays de l’Union soutiennent déjà notre projet de Traité de l’Europe sociale. Sans doute les 27 états membres ne seront-ils pas tous immédiatement d’accord, mais qu’est-ce qui nous empêche, à quelques uns, de construire une Europe plus démocratique et plus sociale&nbsp;?
Nicolas Sarkozy a voulu boucler (bâcler) très vite la négociation du nouveau Traité. A nous, socialistes issus de tous les pays d’Europe, de dessiner les contours politiques et sociaux de la Nouvelle Europe.</p>


<p>2 &gt; En matière sociale, nos critiques de Sarkozy sont justes mais elles ne suffisent pas. Les Français attendent de nous une alternative globale, un nouveau contrat social qui permette, en même temps, de sauver les retraites, de faire reculer le chômage et de renforcer le camp des salariés dans la négociation sur les salaires.
Avec l’ensemble des partenaires sociaux, prenons quelques mois pour tout mettre sur la table&nbsp;: les salaires, le temps de travail, les retraites, la formation, le droit du travail, la fiscalité… Après 25 ans de crise (et 3 défaites aux Présidentielles), la gauche doit se donner les moyens d’inventer du neuf, de construire vraiment un nouveau contrat social.
Si nous entamions ce travail en février (pour l’achever en mai ou juin), sans doute un certain nombre de citoyens retrouveraient-ils l’envie de voter pour le PS. Dès les municipales.</p>


<p>2008 sera-t-elle une année de pourrissement ou serons-nous capables, tous ensemble, d’entamer enfin un vrai travail de reconstruction intellectuelle et politique&nbsp;? A nous de choisir. Vu les statuts du PS, si notre pétition recueille 5.000 signatures de militants, notre parti se remettra au travail.</p>


<p>Pour déclencher un sursaut, signe <a href="http://www.nouvellegauche.fr/" hreflang="fr">"l’Appel pour que le PS se mette au travail"</a></p>


<p>Parmi les premiers signataires</p>


<p>Patricia ADAM Députée du Finistère, Béatrice ARRUGA Vice Pdte Région Centre, Patrick BLOCHE Député de Paris, Daniel CHANET Maire de Vendôme, Pierre-Yves COLLOMBAT Sénateur du Var, Alain DAYAN Secrétaire régional PS Centre, Nicolas DUBOURG PS Montpellier, Marie DUCAMIN PS Rennes, Josette DURRIEU Sénatrice des Hautes Pyrénées, Geneviève GAILLARD Députée des Deux Sèvres, Jean-Patrick GILLE Député d'Indre et Loire, Géraud GUIBERT Responsable Nal Ecologie, Alain HUARD Conseiller Gal de l’Eure, Patrice JOLY Premier fédéral de la Nièvre, Georges LABAZEE Vice-Pdt Aquitaine, Jean LAUNAY Député du Lot, Jérôme LAMBERT Député de Charente, Pierre LARROUTUROU Délégué Nal Europe, Claudy LEBRETON Pdt du Conseil Gal des Côtes d’Armor, Jean-Yves LE DEAUT Député de Meurthe et Moselle, Michel LEFAIT Député du Pas de Calais, Eric LOISELET Premier fédéral de Haute Marne, Frédéric MAURAU responsable NPS Aveyron, Frédéric PAIN Délégué Nal Santé, Michel ROCARD ancien Premier Ministre, Claude SAUNIER Sénateur des Côtes d'Armor, Frédéric TRICOT Délégué régional PS Région Centre, François VAUGLIN Secrétaire section PS Paris 11, André VANTOMME Sénateur de l'Oise …</p>


<blockquote><p>&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt;&gt; <strong>Tu peux <a href="http://www.nouvellegauche.fr/" hreflang="fr">signer la pétition sur le site "Nouvelle Gauche"</a></strong></p></blockquote>





<p>Tu peux aussi renvoyer cette pétition signée à</p>


<p>Nouvelle gauche
80 rue de la Roquette
75011 Paris</p>


<p>Je signe l’Appel pour que le PS se mette au travail</p>


<p>Nom Prénom …………………………………………………...</p>


<p>Adresse …………………….……………….…………………...</p>


<p>Code postal et Ville………………………………………………</p>


<p>Section&nbsp;: ………………………………………………………….</p>


<p>Adresse mail …………………….………………..@.....................</p>


<p>Signature&nbsp;:</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/11/29/131-retablir-la-tipp-flottante-est-ce-une-bonne-idee-ne-peut-on-s-y-prendre-autrement">
  <title>PS et fiscalité pétrolière : l'incohérence ?</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/11/29/131-retablir-la-tipp-flottante-est-ce-une-bonne-idee-ne-peut-on-s-y-prendre-autrement</link>
  <dc:date>2007-11-29T07:12:40+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>webmaster RM</dc:creator>
  <dc:subject>Oser débattre des sujets tabous</dc:subject>
  <description>Une proposition de loi d’origine socialiste prévoyant le rétablissement du mécanisme de la TIPP flottante pour les hydrocarbures a été déposée à l’Assemblée Nationale dans le cadre d'une niche parlementaire le 29 novembre.


Difficile d'être en accord avec cette disposition, avancée quelques jours seulement après que notre parti, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, ait défendu à juste titre l’idée d’une taxe carbone, qui, bien sûr, ne saurait exister sans sa composante majeure, les hydrocarbures !


La hausse du prix du brut alourdit les factures de chauffage de nombre de nos concitoyens et renchérit le coût de leurs déplacements. Ceci constitue pour beaucoup, à court terme, une dépense contrainte insupportable, alors que leur pouvoir d’achat stagne ou diminue. Mais le retour à la TIPP flottante est une fausse « bonne solution ». D’autres réponses sont possibles sur le front du pouvoir d’achat, sans hypothéquer la prise en compte urgente de la crise climatique et écologique.


Le social et l’écologie ne peuvent plus être sacrifiés l’un pour l’autre. Nous demandons à notre parti d’effectuer des choix clairs et cohérents, en particulier sur ce sujet, et donc que soit organisé sur ces questions le véritable débat qui n’a jamais vraiment eu lieu.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Une <a href="http://www.deputes-socialistes.fr/article.php?id=1015" hreflang="fr">proposition de loi d’origine socialiste</a> prévoyant le rétablissement du mécanisme de la TIPP flottante pour les hydrocarbures a été déposée à l’Assemblée Nationale dans le cadre d'une niche parlementaire le 29 novembre.</p>


<p>Difficile d'être en accord avec cette disposition, avancée quelques jours seulement après que notre parti, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, ait défendu à juste titre l’idée d’une taxe carbone, qui, bien sûr, ne saurait exister sans sa composante majeure, les hydrocarbures&nbsp;!</p>


<p>La hausse du prix du brut alourdit les factures de chauffage de nombre de nos concitoyens et renchérit le coût de leurs déplacements. Ceci constitue pour beaucoup, à court terme, une dépense contrainte insupportable, alors que leur pouvoir d’achat stagne ou diminue. Mais le retour à la TIPP flottante est une fausse «&nbsp;bonne solution ». D’autres réponses sont possibles sur le front du pouvoir d’achat, sans hypothéquer la prise en compte urgente de la crise climatique et écologique.</p>


<p>Le social et l’écologie ne peuvent plus être sacrifiés l’un pour l’autre. Nous demandons à notre parti d’effectuer des choix clairs et cohérents, en particulier sur ce sujet, et donc que soit organisé sur ces questions le véritable débat qui n’a jamais vraiment eu lieu.</p> <p>Résumons le débat qui, pour le moment, n’a pas eu lieu au sein du parti socialiste et de la gauche. Le prix du baril de pétrole sur le marché mondial s’élève de manière très rapide, jusqu’à près de 100 dollars ces derniers jours. Chacun le sait, la poursuite de cette hausse est à moyen terme inéluctable compte tenu du faible accroissement des réserves, de la montée de la demande des pays continents que sont l’Inde et la Chine, et des efforts insuffisants des pays industrialisés pour sortir de l’économie carbonée. La priorité à la lutte contre le changement climatique, reconnue par tous comme une véritable question de survie à terme pour l’espèce humaine elle-même, suppose un changement profond de modèle économique.</p>


<p>De tout point de vue, la réduction de la consommation des énergies fossiles est indispensable. Parmi d’autres mesures, le renchérissement de leur prix constitue un puissant signal pour y parvenir, et même si on voulait l’atténuer, l’écart entre l’offre et la demande se chargerait - mais dans les pires conditions - de le renforcer structurellement et de façon durable. Notre conviction est qu’il est préférable de prévoir et d’anticiper plutôt que de subir. Plus nous tarderons pour mettre en œuvre les mesures nécessaires, plus celles-ci s’imposeront alors de façon brutale et difficile sur le plan social&nbsp;; les plus durement frappés seront les plus modestes&nbsp;: ce n’est pas acceptable pour le parti de la justice sociale.</p>


<p>La proposition de loi du groupe socialiste de rétablir la TIPP flottante est totalement déphasée par rapport à cette ligne directrice. L’objectif affiché est de réduire, en principe temporairement, cette taxe en période de prix du pétrole élevé comme aujourd’hui, au nom de la priorité donnée au pouvoir d’achat, et en utilisant les recettes fiscales nouvelles que la hausse des prix du brut procurerait à l’Etat.</p>


<p>Ce dernier argument est d’abord faux&nbsp;: la hausse du prix du brut ne se traduit pas par un accroissement des recettes de l’Etat, mais par une diminution, car elle a pour conséquence une baisse de la quantité de carburants consommée. Celle-ci entraîne une moindre rentrée de la TIPP, assise sur des volumes, qui compense largement la hausse des recettes de TVA.  Mais l’essentiel est ailleurs&nbsp;: l’introduction de la TIPP flottante enverrait aux acteurs économiques, ménages et entreprises, un message à contre sens, celui que la hausse des prix du brut ne serait que temporaire et passagère, ce qui irait à l’inverse des objectifs majeurs de modification des comportements et d’encouragement de toutes les technologies propres.</p>


<p>Il est évident que la hausse du prix du brut pose un problème important à nombre de nos concitoyens, en particulier les plus démunis. Elle alourdit les factures de chauffage et renchérit le coût des déplacements, notamment entre le domicile et le lieu de travail, ce qui constitue pour beaucoup, à court terme, des dépenses contraintes inéluctables et insupportables.</p>


<p>Face aux mutations engagées, il est essentiel d’accompagner nos concitoyens les plus durement touchés par les conséquences immédiates du changement. Cela ne peut se faire par une méthode du passé. Ces questions, qui se ramènent à celle du pouvoir d’achat, peuvent et doivent se régler par d’autres méthodes&nbsp;: à court terme par la hausse des bas salaires et des minima sociaux, le chèque transport pour les salariés accompagné d’une obligation d’élaborer des plans de déplacement d’entreprise en concertation avec les personnels et les syndicats, la création d’une aide pour payer les charges sur le modèle de l’APL, la réforme de la fiscalité locale et celle de l’assiette des charges sociales, des baisses ciblées de TVA&nbsp;; à moyen terme par un effort d’investissement considérable pour les économies d’énergie et les énergies renouvelables dans les logements et la restructuration des systèmes de transport ainsi que par l’adoption de normes strictes limitant d'ici 2012 à 120 grammes de gaz carbonique par kilomètre les émissions pour les véhicules particuliers.</p>


<p>Pour financer ces mesures, un prélèvement supplémentaire sur les profits des compagnies pétrolières est une nécessité impérative. Celui-ci pourrait être affecté à un fonds à créer pour désensibiliser notre économie au pétrole.</p>


<p>Nous sortons d’un Grenelle de l’environnement, avec des conclusions pleines de bonnes intentions dont il reste, et c’est évidemment la seule chose qui compte, à savoir comment elles vont se traduire en actes. Pour le moment, il n’y a ni moyens, ni calendrier précis. Ce qui est sûr, c’est qu’il est essentiel de sortir de ce décalage permanent entre les discours et les actes qui est la marque des politiques de «&nbsp;développement durable » depuis plusieurs années.</p>


<p>Le parti socialiste doit lui-même y contribuer. Face à l’enjeu majeur de la «&nbsp;décarbonisation » de l’économie, évitons des choix incohérents et à courte vue qui sacrifieraient l’avenir au profit de facilités immédiates. L’identité historique du socialisme, la question sociale, le place en théorie en bonne position pour répondre au défi écologique, car il ne peut y avoir de prise en compte efficace et durable de l’un sans l’autre. Notre conviction est que la pierre angulaire du socialisme du XXIème siècle sera la conciliation du social et de l’écologie, ce qui suppose que la seconde ne soit pas sacrifiée au profit du premier. Le temps de le prouver est venu. C’est possible, maintenant, en abandonnant la proposition de rétablissement de la TIPP flottante pour lui <strong>préférer un vrai projet de justice environnementale, économique, sociale et donc fiscale</strong>.</p>


<hr />


<p>Retrouver cette tribune sur <a href="http://coatlicue.typepad.fr/" hreflang="fr">le blog "Coatlicue"</a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/10/16/130-grenelle-de-l-environnement-et-ogm-pour-un-moratoire-judiciaire-en-faveur-des-elus-auteurs-d-arretes-anti-ogm">
  <title>Grenelle de l'environnement et OGM : pour un moratoire judiciaire en faveur des élus auteurs d'arrêtés anti ogm</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/10/16/130-grenelle-de-l-environnement-et-ogm-pour-un-moratoire-judiciaire-en-faveur-des-elus-auteurs-d-arretes-anti-ogm</link>
  <dc:date>2007-10-16T11:42:25+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>webmaster RM</dc:creator>
  <dc:subject>S'opposer positivement mais résolument</dc:subject>
  <description>Le Maire de Reynel en Haute-Marne, Gilles Desnouveaux, est convoqué à une audience du tribunal administratif de Chalons en Champagne suite à un arrêté qu'il a pris en 2004 pour interdire les cultures d'OGM sur le territoire de sa commune.


Curieux, alors que le gouvernement annonce le...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>Le Maire de Reynel en Haute-Marne, Gilles Desnouveaux, est convoqué à une audience du tribunal administratif de Chalons en Champagne suite à un arrêté qu'il a pris en 2004 pour interdire les cultures d'OGM sur le territoire de sa commune.</p>


<p>Curieux, alors que le gouvernement annonce le déblocage (enfin !) du dossier OGM en France, que des procédures de ce type se poursuivent.</p>


<p>Le <a href="http://presse.parti-socialiste.fr/2007/10/15/grenelle-de-l%e2%80%99environnement-et-ogm-pour-un-moratoire-des-poursuites-judiciaires/" hreflang="fr">PS a publié hier un communiqué soutenant Gilles Desnouveaux et demandant un moratoire judiciaire pour tous les élus</a>, de quelque tendance politique soient-ils, ayant par le passé pris des arrêtés d'interdiction des cultures transgéniques sur le territoire de leur collectivité, faute de cadre juridique sécurisant les cultures conventionnelles et biologiques.</p>


<p>Il serait heureux, par souci de cohérence, que M. Borloo et Mme Kosciusko Morizet, qui ont su à la fois apaiser les faucheurs volontaires et amener la FNSEA à accepter un gel des cultures transgéniques avant le vote d'une loi, n'oublient pas les élus de terrain de la République&nbsp;: avec de l'avance, ces derniers ont surtout cherché à protéger leurs concitoyens et les agriculteurs ... en l'absence d'un cadre juridique national stable.</p>


<p>Sans compter que ce cadre juridique existait au plan européen.</p>


<p>L'Etat se grandirait en renonçant aux procédures contre les élus, puisque une loi est annoncée.
Tournons la page, pour écrire enfin celle qu'attendent tous les français.
L'occasion se présente dès jeudi 18 octobre 9h30 au tribunal administratif de Chalons.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/09/20/129-renovation-ou-social-liberalisme">
  <title>Rénovation ou social-libéralisme …</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/09/20/129-renovation-ou-social-liberalisme</link>
  <dc:date>2007-09-20T19:01:13+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Philippe Baumel</dc:creator>
  <dc:subject>Congrès du PS 2008</dc:subject>
  <description>Le 6 mai 2007, pas plus que le 21 avril 2002, n’est le fruit du hasard. Des acquis de notre campagne présidentielle, nous pourrons retenir le formidable élan civique et une ébauche de réconciliation avec les ouvriers et les employés qu’a opérée Ségolène Royal. Nous pouvons aussi analyser les faiblesses de notre campagne. Le contraste entre le volontarisme de notre candidate et l’incapacité du PS à se remettre en question a été flagrant.


Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy un certain nombre d’oracles de la droitisation du PS – Eric Besson, Bernard Kouchner, Claude Allègre, Jean-Marie Bockel entre autres – ont fait le choix de rallier la droite et de faire la jonction entre le sarkozysme et le social-libéralisme.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 mai 2007, pas plus que le 21 avril 2002, n’est le fruit du hasard. Des acquis de notre campagne présidentielle, nous pourrons retenir le formidable élan civique et une ébauche de réconciliation avec les ouvriers et les employés qu’a opérée Ségolène Royal. Nous pouvons aussi analyser les faiblesses de notre campagne. Le contraste entre le volontarisme de notre candidate et l’incapacité du PS à se remettre en question a été flagrant.</p>


<p>Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy un certain nombre d’oracles de la droitisation du PS – Eric Besson, Bernard Kouchner, Claude Allègre, Jean-Marie Bockel entre autres – ont fait le choix de rallier la droite et de faire la jonction entre le sarkozysme et le social-libéralisme.</p> <p>Pour nous, rénovateurs, qui avions dès 2002 pointé les raisons de l’échec de Lionel Jospin et du PS, il n’y a finalement aucune surprise à nous retrouver une fois de plus battus par la droite mais il n’y a, à fortiori, hélas aucune surprise non plus à voir s’égrener la litanie des nouveaux zélotes du sarkozysme triomphant. Dans la défaite et dans les ralliements qui s’ensuivirent, pas de hasard, pas d’énigme. Dans ce contexte, il nous faut jeter les bases du socialisme de demain. C’est la démarche engagée depuis longtemps par les rénovateurs. L’urgence, chacun le sait, c’est de changer notre parti, d’en modifier les pratiques et d’en éclaircir les fins. Dans cette bataille, il est important d’engager un dialogue «&nbsp;tous azimuts » et de déterminer ensemble ce que peut signifier être socialiste aujourd’hui.</p>


<p>Evidemment, nous servirons d’autant mieux notre parti que nous serons nous-mêmes. La force de notre analyse est qu’elle part des réalités de la mondialisation et qu’elle corrèle l’exigence socialiste dans la société française à de puissantes réformes démocratiques sur le plan institutionnel. De la 6ème République à la République européenne en passant par la régulation des flux financiers ou manufacturiers sur le plan international ou à une ambitieuse politique environnementale, nous avons, du Congrès de Dijon à celui du Mans, travaillé à corriger les impasses idéologiques et programmatiques hérités d’une incapacité du Parti Socialiste à se définir par rapport aux enjeux de notre temps.</p>


<p>Au sein du Parti Socialiste, il y a, nous le savons, des visions différentes&nbsp;: Pour certains, la «&nbsp;Constitution européenne » était un bon texte, l’intervention en Irak n’était pas condamnable en soi, la militarisation des Etats-Unis est une nécessité et le choc des civilisations est quasi inéluctable. Il arrive souvent à Michel Rocard, Pierre Moscovici et quelques autres de poser les bonnes questions. Ce n’est cependant pas une raison pour y apporter, avec eux, de mauvaises réponses. Nous avons nos propres réponses qui ne sauraient succomber sous le poids des idées reçues ou des prescriptions médiatiques… Il est ainsi cocasse de voir le Président de la République, son collaborateur François Fillon, les renégats Kouchner ou Allègre, se faire les directeurs de conscience du Parti Socialiste…</p>


<p>Il serait beaucoup moins souriant de voir l’ensemble de notre parti glisser vers une forme «&nbsp;moderne » de social-libéralisme renonçant en un même élan à ses racines, à ses luttes et à ses fondamentaux. Entre cette «&nbsp;modernité » fausse et une vision positive de la Gauche, il y a un espace de travail que les rénovateurs se doivent de délimiter pour mieux rassembler tous ceux qui adhèrent avec sincérité et détermination à une refondation de la Gauche. Sur la mondialisation, sur la République, sur la redistribution, sur l’Ecole, l’alternative doit se bâtir.</p>


<p>Le sens du dialogue que les Rénovateurs ont décidé de mener de concert avec les autres courants du Parti Socialiste est bien là&nbsp;: C’est en étant pleinement soi même et non étant simplement la fraction d’un tout que l’on peut servir le mieux l’idée que l’on porte. Rénovateurs, en avant&nbsp;!</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/09/17/128-lionel-je-suis-en-colere-non-seulement-tu-te-trompes-de-cible-mais-en-plus-tu-nous-dessert-collectivement">
  <title>Lionel, je suis en colère : non seulement tu te trompes de cible mais en plus tu nous dessers collectivement</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/09/17/128-lionel-je-suis-en-colere-non-seulement-tu-te-trompes-de-cible-mais-en-plus-tu-nous-dessert-collectivement</link>
  <dc:date>2007-09-17T22:42:07+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Sonia Henaut</dc:creator>
  <dc:subject>Oser débattre des sujets tabous</dc:subject>
  <description>Aujourd'hui je vais brûler ce que j'ai adoré par colère. Au lendemain d'un 21 avril tristement célèbre, j'ai envoyé un courrier de soutien à Lionel Jospin pour lui témoigner toute ma reconnaissance de son travail. Il a décidé de quitter la scène politique, je l'ai regretté mais j'ai trouvé son geste honorable. Quelle sirène a t'il écoutée pour revenir aujourd'hui sur le devant de la scène, je n'en sais rien, mais, force est de constater que l'envie de pouvoir est très forte.
Je suis très en colère en entendant ce matin qu'il se fait l'écho d'une tendance vieillotte et sexiste.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd'hui je vais brûler ce que j'ai adoré par colère. Au lendemain d'un 21 avril tristement célèbre, j'ai envoyé un courrier de soutien à Lionel Jospin pour lui témoigner toute ma reconnaissance de son travail. Il a décidé de quitter la scène politique, je l'ai regretté mais j'ai trouvé son geste honorable. Quelle sirène a t'il écoutée pour revenir aujourd'hui sur le devant de la scène, je n'en sais rien, mais, force est de constater que l'envie de pouvoir est très forte.
Je suis très en colère en entendant ce matin qu'il se fait l'écho d'une tendance vieillotte et sexiste.</p> <p>Est-ce que le combat du PS c'est de démonter Ségolène Royale&nbsp;? N'a t'il rien d'autre à faire que de commettre un livre qui critique les choix de la candidate, que l'écrasante majorité des militants a plébiscitée&nbsp;? Nos dirigeants n'ont-ils vraiment pas compris que nous avons besoin de changement au sein de notre parti. Oui, nous avions envie de démocratie participative. Malheureusement, les Français ne sont pas encore prêts à prendre leur destin en main, nous l'avons bien compris, ils ont besoin d'être dirigé, peut-on les en blâmer et incriminer de ce fait la candidate socialiste.</p>

<pre></pre>

<p>Elle a quand même réussi à rassembler un maximum de personnes autour de son projet, elle n'a pas été aidée en ce sens, on le sait tous, et on préfère laisser dire que c'est de sa faute.</p>

<pre></pre>

<p>Non, la militante de base que je suis n'accepte pas les choix de Lionel Jospin. Je suis triste de constater qu'il se trompe de cible, triste de constater que notre avis importe peu. La plupart des gens que j'ai rencontrée au cours de la campagne et même au-delà, ceux qui ont rejoint nos rangs, l'ont fait par rapport à Ségolène Royal. Et on voudrait maintenant nous faire croire que nous nous sommes tous trompés&nbsp;?</p>

<pre></pre>

<p>Je me permets donc ce coup de &lt;&lt; gueule &gt;&gt;, juste pour prévenir ceux qui peuvent encore faire passer des messages forts. Ce n'est pas en adoptant des attitudes comme celles là que nous allons retrouver une crédibilité auprès de l'opinion publique. Arrêtons ces guerres stériles et travaillons ensemble pour faire avancer le projet socialiste, si tant est qu'il demeure un projet socialiste.</p>

<pre></pre>

<p>Messieurs les députés Socialistes, merci de faire savoir à ceux qui pensent être meilleurs que nous, que notre avis devrait compter. Lionel Jospin a certainement ses raisons, mais nous ne les comprenons plus.</p>


<p>Un souhait pour finir, rangeons nos rancOEurs et oublions la soif de pouvoir, mettons simplement notre besoin d'action au service de notre idéal.</p>

<pre></pre>

<p>Sonia HENAUT(PS 52)</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/09/11/127-socialistes-diversite-et-municipales-pour-une-methode-republicaine">
  <title>Socialistes, diversité et municipales : pour une méthode républicaine</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/09/11/127-socialistes-diversite-et-municipales-pour-une-methode-republicaine</link>
  <dc:date>2007-09-11T22:02:41+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Christophe Lantoine</dc:creator>
  <dc:subject>Congrès du PS 2008</dc:subject>
  <description>Le mandat d'élu local est sans conteste le plus visible pour la population, il arrive bien souvent que le Conseiller Général ou le Député ne soient pas connu, très rarement le Maire. Il agit au quotidien sur des domaines de compétences visibles pour le citoyen, l'école, l'urbanisme, le logement, le commerce, la santé... il appréhende avec ses colistiers l'ensemble des problématiques de la ville locale et il a une réelle influence sur les grandes ou petites orientations de la vie de sa cité.


Le chef de l'opposition est souvent tout aussi connu ou reconnu, c'est une des spécificités du mandat local, l'investissement et le dévouement au profit de l'intérêt général est souvent remarqué et apprécié.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le mandat d'élu local est sans conteste le plus visible pour la population, il arrive bien souvent que le Conseiller Général ou le Député ne soient pas connu, très rarement le Maire. Il agit au quotidien sur des domaines de compétences visibles pour le citoyen, l'école, l'urbanisme, le logement, le commerce, la santé... il appréhende avec ses colistiers l'ensemble des problématiques de la ville locale et il a une réelle influence sur les grandes ou petites orientations de la vie de sa cité.</p>


<p>Le chef de l'opposition est souvent tout aussi connu ou reconnu, c'est une des spécificités du mandat local, l'investissement et le dévouement au profit de l'intérêt général est souvent remarqué et apprécié.</p> <p>Chacun a des ambitions légitimes, le challenger voulant prendre la place du leader, le leader voulant conserver la sienne.
C'est dans ce contexte que s'ouvre pour notre parti une nouvelle phase électorale avec la désignation des têtes de listes pour les élections municipales de l'année prochaine. Cette phase se terminera par un conseil national de ratification des tête de liste le 15 décembre. Cette date marquera le début de la constitution des listes, des discussions sur les accords de programmes avec nos partenaires de la gauche et des alliances à nouer.</p>


<p>Le candidat, homme ou femme, idéal devra à la fois réunir son propre camp, savoir intégrer des personnalités issus de «&nbsp;la société civile », présenter une liste représentative de la diversité de sa ville autour d'une vision d'avenir partagée pour pouvoir prétendre à la magistrature de la cité. L'exercice est délicat, c'est un long travail de terrain, de connaissance des quartiers, d'analyse des attentes et de prise en compte des contraintes. <strong>Il faudra savoir construire des équipes représentatives de la diversité de la société française</strong>, par exemple en ouvrant vraiment nos listes, de manière déterminée, à nos camarades, à nos concitoyen(ne)s des "minorités visibles".</p>

<pre></pre>

<p><strong>Pour mieux prendre en compte les candidat(e)s issu(e)s des minorités dans ces municipales, il y a deux méthodes&nbsp;: une perdante et une gagnante.</strong></p>


<p><strong>La perdante</strong> consiste à privilégier une <strong>approche d'appareil</strong>, consistant à laisser un petit groupe, aussi talentueux soit-il, s'arroger l'exclusivité de décider qui peut être un bon ou une bonne candidate issue de la diversité, au mépris des logiques de terrain.
Comment imaginer, dans la République, qu'il puisse y avoir des candidats de premier et de second rang, des candidats légitimes, d'autres pas. Qui pourra faire le classement entre les méritants et les autres&nbsp;? Qui définira la bonne origine pour pouvoir postuler&nbsp;?
Si nous nous laissions aller à la tentation de déléguer à d'autres le soin de promouvoir la diversité dans nos rangs et dans nos listes, je crains que l'échec ne soit au rendez-vous.</p>


<p><strong>La méthode gagnante consiste à privilégier la légitimité, que nous tenons du terrain</strong>, du travail accompli jour après jour, de la présence dans sa ville au quotidien, des heures passées à écouter les autres. Je ne connais pas un chef de file de l'opposition ou de la majorité qui se priverait d'une compétence qui lui permettrait de gagner les élections à venir.
Cette élection verra la victoire de ceux qui auront réussi à reproduire une liste avec des candidats qui ressemble à leur ville, connus et reconnus autour d'un projet d'avenir. <strong>La République s'y retrouvera.</strong>
Le vote militant qui interviendra en section dans le courant du mois d'octobre devra confirmer cette orientation, toute autre démarche serait suicidaire pour les socialistes. La route sera peut être moins spectaculaire pour les médias parisiens mais la démarche sera plus durable dans la société française. <strong>Faisons confiance aux collectifs citoyens et militants, ils sont déjà diversifiés</strong>. <strong>Le rôle du PS c'est de les valoriser, les soutenir. Au lieu de "faire des coups",</strong> il s'agit de poursuivre le long (parfois trop) travail d'adaptation du PS à la société telle qu'elle est. Et le succès sera au rendez-vous.</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/09/02/126-brillants-individuellement-pourquoi-les-socialistes-sont-ils-idiots-collectivement">
  <title>Brillants individuellement, pourquoi les socialistes sont-ils idiots collectivement ?</title>
  <link>http://renover-maintenant.org/blog/index.php/2007/09/02/126-brillants-individuellement-pourquoi-les-socialistes-sont-ils-idiots-collectivement</link>
  <dc:date>2007-09-02T23:16:15+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Alexis Bachelay</dc:creator>
  <dc:subject>Après la présidentielle : le débat</dc:subject>
  <description>Le paradoxe des socialistes est apparu samedi matin à La Rochelle, dans l'atelier sur l'avenir de la gauche. Ecoutant Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg, Michel Rocard et Zaki Laïdi, j'ai eu un sentiment. Un sentiment si fort, que c'est devenu une protestation. Cette protestation, j'ai cru bon de l'exprimer oralement.


"Brillants individuellement, pourquoi les socialistes sont-ils idiots collectivement ?"</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le paradoxe des socialistes est apparu samedi matin à La Rochelle, dans l'atelier sur l'avenir de la gauche. Ecoutant Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg, Michel Rocard et Zaki Laïdi, j'ai eu un sentiment. Un sentiment si fort, que c'est devenu une protestation. Cette protestation, j'ai cru bon de l'exprimer oralement.</p>


<p>"Brillants individuellement, pourquoi les socialistes sont-ils idiots collectivement ?"</p> <p>Les exposés de Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg, Michel Rocard furent brillants. Analyse du capitalisme, relations à l'économie de marché, valeurs de la gauche, révolution écologique, individus et collectif, régulations européennes et internationales furent magnifiquement racontés, décortiqués, nous propulsant vers les chantiers de la gauche du 21ème siècle.</p>


<p>Moins d'incantations, plus d'efficacité, le socialisme au 21ème siècle devra donner un sens nouveau aux relations entre l'individu et le collectif, penser une économie de la rareté en lieu et place d'une économie de l'abondance, la mondialisation des droits de l'hommes, pas seulement celle des marchés. Autant  de chantiers pour l'avenir. Une satisfaction, la perspective du grand soir s'éteint définitivement. IL faudra en tirer des conclusions pratiques. Dans un système politique démocratique, un parti ne peut pas changer la société à coup de décrets. Au contraire, reconnaissons que c'est la société qui doit changer les partis. ET réciproquement mais avec d'autres acteurs. Face à la complexité croissante de nos sociétés et des problèmes posés, nous devons répondre avec force mais aussi avec humilité et intelligence. C'est à ce prix que la gauche redeviendra crédible demain.</p>


<p>Suite au prochain épisode...</p>


<p>"Brillants individuellement, pourquoi les socialistes sont-ils idiots collectivement ?" est passé à la télé <a href="http://jt.france3.fr/1920/index.php3?jt=1" hreflang="fr">sur France 3</a> dans Le PS tente une reconstruction à La Rochelle.</p>


<hr />


<p>Ce billet a été publié initailement <a href="http://renover92.canalblog.com/archives/2007/09/02/6081785.html" hreflang="fr">sur le blog de RM 92</a>.</p>]]></content:encoded>
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